- 25 mars 2019
Khatia Buniatishvili
Franz Schubert, Sonate D960 - Franz Schubert / Franz Liszt, Ständchen, Gretchen am Spinnrade, Erlkönig - Franz Liszt, Etude d'exécution transcendante N° 4 "Mazeppa", Rhapsodie hongroise N° 6
Philharmonie de Paris
Khatia flamboie !
DK, souvenir palpable (désolé)
[Concert] Maurizio Pollini @ Philharmonie de Paris
- 26 février 2019
Maurizio Pollini
Frédéric Chopin, Nocturne Op. 62 N° 1 et 2, Polonaise Op. 44, Mazurka Op. 59 N° 3, Berceuse Op. 57, Scherzo Op. 39 - Claude Debussy, Préludes (livre I)
Philharmonie de Paris
Maurizio Pollini : le charme divin - si l'on accepte que rien n'est divin que le coeur des hommes et des femmes.
DK, pas si loin dans le souvenir...
Maurizio Pollini
Frédéric Chopin, Nocturne Op. 62 N° 1 et 2, Polonaise Op. 44, Mazurka Op. 59 N° 3, Berceuse Op. 57, Scherzo Op. 39 - Claude Debussy, Préludes (livre I)
Philharmonie de Paris
Maurizio Pollini : le charme divin - si l'on accepte que rien n'est divin que le coeur des hommes et des femmes.
DK, pas si loin dans le souvenir...
[Concert] Nelson Goerner, Orchestre de Paris, Paavo Järvi @ Philharmonie de Paris
- 23 janvier 2019
Nelson Goerner (suppléant Radu Lupu), Orchestre de Paris, Paavo Järvi
Franz Liszt, Mephisto-walzer - Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano N° 4 - Alexandre Scriabine, Symphoie N° 2
Philharmonie de Paris
(chronique riche et très littéraire à suivre ->) C'était un peu la cata' quand même, hein ?!
DK, fort longtemps après (faut dire)
Nelson Goerner (suppléant Radu Lupu), Orchestre de Paris, Paavo Järvi
Franz Liszt, Mephisto-walzer - Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano N° 4 - Alexandre Scriabine, Symphoie N° 2
Philharmonie de Paris
(chronique riche et très littéraire à suivre ->) C'était un peu la cata' quand même, hein ?!
DK, fort longtemps après (faut dire)
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[Concert] Cali @ Théâtre (TLP) Déjazet
- 16 novembre 2018
Cali
Tournée Cali chante Léo Ferré
Théâtre Déjazet (Paris 3è)
Du Léo au Déjazet - et même si c'est par quelqu'un d'autre, et même si le lieu n'est plus ce qu'il était -, c'était immanquable ! Au cours de la tournée consécutive à la sortie d'un album de reprises de Léo Ferré, le chanteur Cali était de passage à Paris, pour une date dans la dernière salle de spectacle encore en activité du boulevard du crime, le Théâtre Déjazet. Un lieu marqué par Léo, qui y fit de nombreux concerts du temps où l'endroit était encore le TLP, pour Théâtre Libertaire de Paris (ou Théâtre Léo de Paris pour les intimes). Y revenir vingt-six ans après y avoir vu Léo, pour y entendre du Léo, l'émotion serait forcément au rendez-vous. Ça n'a pas loupé.
Le premier des deux grands moments d'émotion est en fait double. Quand, au début du concert, le noir vient de se faire, c'est la voix de Léo qui sort de l'obscurité et ouvre la soirée : Préface, texte corrosif diffusé intégralement, retentit dans les haut-parleurs. Et quand, à la fin du concert, Cali revient sur scène, et qu'il entame la lecture de Lorsque tu me liras, c'est la voix de Léo qui revient, se superpose à la sienne, finit par prendre sa place - Cali retourne en coulisses sans une dernière salve d'applaudissemnts - , et conclut la soirée.
Etait-ce une manière de lucidité, de nous dire qu'il n'était pas dupe, qu'il savait que, pour nombre d'entre nous, le souvenir de Léo éclipserait sa présence ? En tout cas, un très beau parti-pris artistique, hommage plein d'humilité.
Deuxième moment d'émotion, forcément très intense, quand, au détour de l'inattendu, Mathieu Ferré, le fils de Léo, se met à réciter L'amour est dans l'escalier, texte de Léo qu'il dit en conclusion du disque de Cali. Lecture entamée depuis les coulisses, et conclue sur scène, une fois que la timidité semble contenue. Semble... Sa voix, d'habitude pleine d'assurance, s'effiloche à chacun des pas qui le mènent à la scène. Assez de connivences personnelles avec lui pour être bouleversé, et l'applaudir plus qu'il ne faut.
Guillaume, mon collègue présent ce soir-là, m'a fait remarquer deux choses : la première, c'est qu'il est monté sur scène avec un tee-shirt qui ressemble à rien, celui qu'il portait avant et pendant le concert, quand il était encore simple spectateur. La deuxième, c'est que, étonnamment, Cali n'a pas annoncé qui il était.
Pour le reste, ce fut évidemment un beau concert, durant lequel Cali interpréta l'intégralité de l'album, avec beaucoup d'énergie et une émotion sincère et palpable. Belle audace que de faire un album de reprises de Léo, bel effort que de poursuivre ce travail avec une tournée complète. Bravo à lui.
A la sortie, on se trouve un rade avec Guillaume pour boire deux ou trois bières. On s'installe, sans faire gaffe, une petite table dans un coin. On refait le concert, on médit à peine, on enchaine les demis, et on finit par constater : au-dessus de Guillaume, la photo Léo - Brassens - Brel ! Faut le faire, non ?
DK, le 22 janvier 2019 (repris d'un Live-Report du 17 novembre 2018)
Cali
Tournée Cali chante Léo Ferré
Théâtre Déjazet (Paris 3è)
Du Léo au Déjazet - et même si c'est par quelqu'un d'autre, et même si le lieu n'est plus ce qu'il était -, c'était immanquable ! Au cours de la tournée consécutive à la sortie d'un album de reprises de Léo Ferré, le chanteur Cali était de passage à Paris, pour une date dans la dernière salle de spectacle encore en activité du boulevard du crime, le Théâtre Déjazet. Un lieu marqué par Léo, qui y fit de nombreux concerts du temps où l'endroit était encore le TLP, pour Théâtre Libertaire de Paris (ou Théâtre Léo de Paris pour les intimes). Y revenir vingt-six ans après y avoir vu Léo, pour y entendre du Léo, l'émotion serait forcément au rendez-vous. Ça n'a pas loupé.
Le premier des deux grands moments d'émotion est en fait double. Quand, au début du concert, le noir vient de se faire, c'est la voix de Léo qui sort de l'obscurité et ouvre la soirée : Préface, texte corrosif diffusé intégralement, retentit dans les haut-parleurs. Et quand, à la fin du concert, Cali revient sur scène, et qu'il entame la lecture de Lorsque tu me liras, c'est la voix de Léo qui revient, se superpose à la sienne, finit par prendre sa place - Cali retourne en coulisses sans une dernière salve d'applaudissemnts - , et conclut la soirée.
Etait-ce une manière de lucidité, de nous dire qu'il n'était pas dupe, qu'il savait que, pour nombre d'entre nous, le souvenir de Léo éclipserait sa présence ? En tout cas, un très beau parti-pris artistique, hommage plein d'humilité.
Deuxième moment d'émotion, forcément très intense, quand, au détour de l'inattendu, Mathieu Ferré, le fils de Léo, se met à réciter L'amour est dans l'escalier, texte de Léo qu'il dit en conclusion du disque de Cali. Lecture entamée depuis les coulisses, et conclue sur scène, une fois que la timidité semble contenue. Semble... Sa voix, d'habitude pleine d'assurance, s'effiloche à chacun des pas qui le mènent à la scène. Assez de connivences personnelles avec lui pour être bouleversé, et l'applaudir plus qu'il ne faut.
Guillaume, mon collègue présent ce soir-là, m'a fait remarquer deux choses : la première, c'est qu'il est monté sur scène avec un tee-shirt qui ressemble à rien, celui qu'il portait avant et pendant le concert, quand il était encore simple spectateur. La deuxième, c'est que, étonnamment, Cali n'a pas annoncé qui il était.
Pour le reste, ce fut évidemment un beau concert, durant lequel Cali interpréta l'intégralité de l'album, avec beaucoup d'énergie et une émotion sincère et palpable. Belle audace que de faire un album de reprises de Léo, bel effort que de poursuivre ce travail avec une tournée complète. Bravo à lui.
A la sortie, on se trouve un rade avec Guillaume pour boire deux ou trois bières. On s'installe, sans faire gaffe, une petite table dans un coin. On refait le concert, on médit à peine, on enchaine les demis, et on finit par constater : au-dessus de Guillaume, la photo Léo - Brassens - Brel ! Faut le faire, non ?
DK, le 22 janvier 2019 (repris d'un Live-Report du 17 novembre 2018)
[Concert] Cédric Tiberghien, Orchestre National d'Ile de France, Enrique Mazzola @ Philharmonie de Paris
- 16 octobre 2018
Cédric Tiberghien, Orchestre National d'Ile de France, Enrique Mazzola
Gioacchino Rossini, Guillaume Tell (ouverture) - Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano N° 3 et Symphonie N° 5
Philharmonie de Paris
cette chronique sera menée sur le même tempo que celui sur lequel fut joué ce Concerto 3 de Ludovic de Bonn. Sensibilité qui vire à la niaiserie, aucune originalité dans les moments seuls, guère peu de consistance dans tout ça. Soirée à oublier.
DK, le 17 octobre 2018
Cédric Tiberghien, Orchestre National d'Ile de France, Enrique Mazzola
Gioacchino Rossini, Guillaume Tell (ouverture) - Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano N° 3 et Symphonie N° 5
Philharmonie de Paris
cette chronique sera menée sur le même tempo que celui sur lequel fut joué ce Concerto 3 de Ludovic de Bonn. Sensibilité qui vire à la niaiserie, aucune originalité dans les moments seuls, guère peu de consistance dans tout ça. Soirée à oublier.
DK, le 17 octobre 2018
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[Concert] Ian Bostridge, Daniel Harding, Orchestre de Paris @ Philharmonie de Paris
- 10 octobre 2018
Ian Bostridge, Daniel Harding, Orchestre de Paris @ Philharmonie de Paris
Jean-Philippe Rameau, Hippolyte et Aricie, suite orchestrale - Benjamin Britten, Les Illuminations - Félix Mendelssohn, Symphonie N° 5 "Réformation"
Philharmonie de Paris
Tandis que Julien gazouille ceci : "La musique planante de Britten illumine la rudesse rustique et écorchée des vers de Rimbaud dans une interprétation émouvante de Ian Bostridge avec Daniel Harding et l'Orchestre de Paris à la Philharmonie de Paris", je serai pour ma part moins politique. Pas le concert de l'année - mais comment "passer après" Mahler par le Boston ? -, mais une soirée largement sauvée par le plaisir de retrouver DJ Harding, en pleine forme, et celui d'entendre du Rimbaud, à travers la voix remarquable de Ian Bostridge.
Pas le programme le plus alléchant, c'est vrai. Même si deux des trois oeuvres sont assez récentes, le ton est au baroque, avec une suite pour orchestre de Jean-Philippe Rameau, une pièce vocale de Benjamin Britten aux accents d'oratorio, et une symphonie de Félix Mendelssohn rendant hommage à Bach... Etait-ce la meilleure chose à faire pour honorer la mémoire du Jean-Seb de Leipzig ? C'est lourd, c'est ampoulé, ça ressemble à un pogoteur qui se met au menuet. Guère surpris de lire dans le livret du concert que c'est une oeuvre que Mendelssohn délaissa.
Et alors, pour ne rien arranger, encore une prestation bien peu enthousiasmante de l'Orchestre de Paris. Toujours ce cruel manque de nuance, quel dommage. Et Philippe Aïche au Premier violon... Qu'est-ce que ça grince ! C'est dur à dire, mais avec ce genre de prestation, on comprend aisément pourquoi DJ Harding n'a pas souhaité renouveler son contrat de directeur musical. Il quittera ses fonctions à la fin de la saison. On le regrette déjà !
Restera tout de même la magnifique émotion transmise par la voix de Ian Bostridge, qui, en effet, avec beaucoup de retenue et d'élégance, a illuminé les Illuminations.
DK, le 11 octobre 2018
Ian Bostridge, Daniel Harding, Orchestre de Paris @ Philharmonie de Paris
Jean-Philippe Rameau, Hippolyte et Aricie, suite orchestrale - Benjamin Britten, Les Illuminations - Félix Mendelssohn, Symphonie N° 5 "Réformation"
Philharmonie de Paris
Tandis que Julien gazouille ceci : "La musique planante de Britten illumine la rudesse rustique et écorchée des vers de Rimbaud dans une interprétation émouvante de Ian Bostridge avec Daniel Harding et l'Orchestre de Paris à la Philharmonie de Paris", je serai pour ma part moins politique. Pas le concert de l'année - mais comment "passer après" Mahler par le Boston ? -, mais une soirée largement sauvée par le plaisir de retrouver DJ Harding, en pleine forme, et celui d'entendre du Rimbaud, à travers la voix remarquable de Ian Bostridge.
Pas le programme le plus alléchant, c'est vrai. Même si deux des trois oeuvres sont assez récentes, le ton est au baroque, avec une suite pour orchestre de Jean-Philippe Rameau, une pièce vocale de Benjamin Britten aux accents d'oratorio, et une symphonie de Félix Mendelssohn rendant hommage à Bach... Etait-ce la meilleure chose à faire pour honorer la mémoire du Jean-Seb de Leipzig ? C'est lourd, c'est ampoulé, ça ressemble à un pogoteur qui se met au menuet. Guère surpris de lire dans le livret du concert que c'est une oeuvre que Mendelssohn délaissa.
Et alors, pour ne rien arranger, encore une prestation bien peu enthousiasmante de l'Orchestre de Paris. Toujours ce cruel manque de nuance, quel dommage. Et Philippe Aïche au Premier violon... Qu'est-ce que ça grince ! C'est dur à dire, mais avec ce genre de prestation, on comprend aisément pourquoi DJ Harding n'a pas souhaité renouveler son contrat de directeur musical. Il quittera ses fonctions à la fin de la saison. On le regrette déjà !
Restera tout de même la magnifique émotion transmise par la voix de Ian Bostridge, qui, en effet, avec beaucoup de retenue et d'élégance, a illuminé les Illuminations.
DK, le 11 octobre 2018
[Concert] The Chemical Brothers @ Bercy
- 3 octobre 2018
The Chemical Brothers
Palais Omnisport de Paris Bercy (Accorhotels Arena)
Manc' in Paris ! Mis au courant par l'ami Max du passage par les rives de la Seine du duo le plus électro de la Mersey, The Chemical Brothers, en grand amateur de leurs deuxième et troisième albums (ceux auxquels Noel Gallagher a participé, absolument), je ne perdais rien à y faire un tour. Mon envie de gros son, de rythmiques et breakbeats intransigeants, de montées en puissance savantes, bref mon envie d'une bonne soirée électro y serait forcément satisfaite. Ce fut incontestablement le cas, même si nous fûmes assez loin de l'incroyable show que j'espérais.
D'abord, parce que la musique des Chemical s'est assagie - pour rester poli. Elle n'est plus cette incessante succession de charges menées à grands coups de rythmiques tapageuses, de nappes agressives, de saturations éperdues. Elle ne semble plus faite de cette rage, tantôt déchainée, tantôt retenue, qui la portait dans les années 90. Elle ne crie plus, la musique des Chemical, elle chante. Ce qui, à mes yeux, la prive d'une grande part de son charme.
Ensuite, le show... Deux DJs qui ne bougent pas de derrière leurs machines, c'est pas Ozzy Osbourne qui plonge sa tête dans une bassine de flotte entre deux chansons, ni Mika qui court de la scène à son avancée avec tous les substituts phalliques qui lui tombent sous la main, ni Jay Z qui communique avec son public toute la soirée. Il faut bien quelque chose pour transcender un peu la forme et créer du spectacle - sinon, autant faire ça sur une pelouse quelque part.
Une heure et cinquante minutes (Paul McCartney, 75 ans, c'est quatre heures) d'un show essentiellement basé sur des projections, avec de très beaux moments, comme lors du frénétique "Free yourself", mais rien de bluffant. D'énormes ballons lancés dans le public, mouais... Des paillettes, on sait pas trop pourquoi mais c'est joli... Deux énormes robots façon old school qui s'extirpent péniblement des coulisses pour tirer des rayons avec leurs yeux le temps d'un titre, ok... Bon... Il est possible que l'incroyable show de Metallica m'ait rendu trop exigeant.

Car la soirée fut bonne... Tenez, ne serait-ce que pour le plaisir d'entendre la "Private psychedelic reel" en live !
DK, le 7 octobre 2018
The Chemical Brothers
Palais Omnisport de Paris Bercy (Accorhotels Arena)
Manc' in Paris ! Mis au courant par l'ami Max du passage par les rives de la Seine du duo le plus électro de la Mersey, The Chemical Brothers, en grand amateur de leurs deuxième et troisième albums (ceux auxquels Noel Gallagher a participé, absolument), je ne perdais rien à y faire un tour. Mon envie de gros son, de rythmiques et breakbeats intransigeants, de montées en puissance savantes, bref mon envie d'une bonne soirée électro y serait forcément satisfaite. Ce fut incontestablement le cas, même si nous fûmes assez loin de l'incroyable show que j'espérais.
D'abord, parce que la musique des Chemical s'est assagie - pour rester poli. Elle n'est plus cette incessante succession de charges menées à grands coups de rythmiques tapageuses, de nappes agressives, de saturations éperdues. Elle ne semble plus faite de cette rage, tantôt déchainée, tantôt retenue, qui la portait dans les années 90. Elle ne crie plus, la musique des Chemical, elle chante. Ce qui, à mes yeux, la prive d'une grande part de son charme.
Ensuite, le show... Deux DJs qui ne bougent pas de derrière leurs machines, c'est pas Ozzy Osbourne qui plonge sa tête dans une bassine de flotte entre deux chansons, ni Mika qui court de la scène à son avancée avec tous les substituts phalliques qui lui tombent sous la main, ni Jay Z qui communique avec son public toute la soirée. Il faut bien quelque chose pour transcender un peu la forme et créer du spectacle - sinon, autant faire ça sur une pelouse quelque part.
Une heure et cinquante minutes (Paul McCartney, 75 ans, c'est quatre heures) d'un show essentiellement basé sur des projections, avec de très beaux moments, comme lors du frénétique "Free yourself", mais rien de bluffant. D'énormes ballons lancés dans le public, mouais... Des paillettes, on sait pas trop pourquoi mais c'est joli... Deux énormes robots façon old school qui s'extirpent péniblement des coulisses pour tirer des rayons avec leurs yeux le temps d'un titre, ok... Bon... Il est possible que l'incroyable show de Metallica m'ait rendu trop exigeant.

Car la soirée fut bonne... Tenez, ne serait-ce que pour le plaisir d'entendre la "Private psychedelic reel" en live !
DK, le 7 octobre 2018
[Concert] Boston Symphony Orchestra, Andris Nelsons @ Philharmonie de Paris
- 15 septembre 2018Boston Symphony Orchestra (dir.: Andris Nelsons), Maitrise de Radio France, Choeur des femmes de Radio France, Susan Graham
Gustav Mahler, Symphonie N° 3
Philharmonie de Paris
"Une fois encore, je ne gagnerai pas un sous avec ma Troisième Symphonie car les gens ne comprendront rien et ne voudront rien savoir de cette gaieté. Elle plane au-dessus du monde de combat et de douleur de la Première et de la Deuxième et ne peut être conçue que comme leur résultat." - Gustav Mahler
Samedi soir, je découvrais, de la meilleure façon qui soit, en vivant, la Symphonie N° 3 de Gustav Mahler. Eh bien, savez-vous ce que j'ai fait aussitôt rentré chez moi ? J'ai écouté une nouvelle fois la Symphonie N° 3 de Gustav Mahler. J'ai tenté ainsi d'en avoir le coeur, et de trancher une question qui s'était agrippé à moi dans les dernières mesures de l'oeuvre : cette Symphonie N° 3 de Gustav Mahler ne serait-elle pas la plus belle oeuvre musicale que je connaisse ? Peut-être pas. Mais pas loin.
Selon les mots de son auteur, le récit de cette symphonie ("Le fait que je l’appelle Symphonie ne signifie pas grand-chose car elle n’a rien de commun avec la forme habituelle. Le terme symphonie veut dire pour moi : construire un monde avec tous les moyens techniques existants.", G. Mahler) est Le songe d'un matin d'été.
Si une gaieté revendiquée va bel et bien habiter une large part de l'oeuvre, tout particulièrement en son Premier mouvement (trente minutes, un continent entier), c'est sur une marche pleine de gravité, entonnée par les cors, que Mahler nous fait entrer dans ce troisième monde. Il intitule cette introduction L'éveil de Pan, dieu de la nature et des troupeaux chez les Grecs. Henry-Louis de la Grange, "the" référence niveau Mahler, décrit ces premières mesures comme un "portail monumental".
Mais très vite, un changement de ton complet nous surprend. Tout en légèreté, d'un pas plein d'entrain, l'orchestre s'élance, et nous entraine dans le sillage du cortège de Bacchus. Aussitôt, l'été nous submerge. C'est foisonnant de mélodies simples, joyeuses, populaires, c'est d'une densité étourdissante, c'est d'une richesse remarquable, c'est chantant, c'est dansant. Même les accents parfois militaires n'y font rien. Cet incroyable Premier mouvement est un prodigieux tourbillon de grâce. Il va me falloir du temps pour m'en remettre.
Après cette bouleversante première partie, c'est aux pensées que lui content tour à tour les fleurs des champs, les animaux de la forêt, l'homme, les anges, et enfin l'amour, que Mahler va donner musique. Parmi ces cinq mouvements, celui dédié aux animaux de la forêt (3è mouv.) est un autre moment de splendeur rare. Ils sont là, ces animaux, devant nous, ou tout près, tant nous les entendons distinctement. Et ils nous charment, ils nous amusent, ils nous enjouent.
Magie pure, lorsque, du lointain (mettre un musicien en retrait de l'orchestre, un effet dont semble friand Mahler, puisque déjà utilisé lors de la Première - on s'en souvient, hein Frédo ?), nous parvient ce qui ressemble à un brame de cerf, incarné par un cuivre (le cor de postillon... faut le savoir... faut le connaitre déjà...) placé en arrière de la salle. La merveilleuse acoustique de la salle Pierre Boulez permet à son long solo d'exprimer toute sa solennité. La salle est littéralement happée. Un moment d'une beauté rare.
Les fleurs de champs (2ème mouv.) inspireront à Mahler une sorte de valse, énergique sur ses dernières mesures. Pour l'homme (4è mouv.), il fera chanter les mots de Nietzsche par une voix féminine, pour quelques instants d'une extrême gravité. Tranchant terriblement avec le mouvement suivant, celui des Anges (5è mouv.), oratorio entonné par une chorale de voix féminines et d'enfants. Quant à l'amour (6è mouv.), il permet au programme de s'achever sur une touche de douceur, inouie.
Il faut dire que si l'émotion de cette oeuvre nous parvint pleinement, c'est que l'interprétation livrée par le Boston Symphony, Andris Nelsons et les autres, fut absolument magistrale. Tout, y compris les petites imperfections ici ou là (un peu de fausseté de la premier violon dans le premier mouvement, les attaques de certains cuivres, y compris du cor de postillon, pas irréprochables non plus), semblait dédié à un seul parti-pris : l'émotion. Message parfaitement reçu par une salle conquise, et qui salua longuement et chaleureusement les musiciens.
Alors, s'il faut répondre à la question posée au début de cet article, la réponse est non. Il ne s'agit pas de la plus belle oeuvre musicale que je connaisse. D'abord, la religiosité du propos m'empêcherait de la placer devant L'imaginaire de Léo Ferré, par exemple. Ensuite, parce qu'il n'y a rien à faire, je ne m'entends pas bien avec le lyrique, et moins encore les voix de femmes. Mais cette Symphonie N° 3 de Mahler est définitivement une merveille absolue. Aussi gaie soit-elle.
DK, le 17 septembre 2018
BOULEZ ENSEMBLE ~ Daniel Barenboim @Philharmonie de Paris
Webern/ Schumann / Boulez
Daniel Barenboim à la baguette et au piano pour ce concert placé sous l égide de Boulez avec sur Incises qui s'avère une pièce dynamique et rythmée, complexe comme l' explique Barenboim avant de nous proposer en supplément de programme et en introduction la pièce Incises pour piano seul. Avec ses trois pôles de percussions, harpes et pianos sur Incises est une agréable surprise que la salle presque pleine a salué avec justesse.
Mais c' est l enchanteur Quintette pour piano et cordes n°44 de R. Schumann et son deuxième mouvement in modo d'una marcia très habilement interprété qui m'a transporté et baigné dans une sérénité rare. La musique s' impose comme une magistrale source d'apaisement... provisoire mais intense.
Retour en solitaire à la philharmonie de Paris donc, avant je l'espere de nombreux duos avec Davou cette saison!
F. Bons
Daniel Barenboim à la baguette et au piano pour ce concert placé sous l égide de Boulez avec sur Incises qui s'avère une pièce dynamique et rythmée, complexe comme l' explique Barenboim avant de nous proposer en supplément de programme et en introduction la pièce Incises pour piano seul. Avec ses trois pôles de percussions, harpes et pianos sur Incises est une agréable surprise que la salle presque pleine a salué avec justesse.
Mais c' est l enchanteur Quintette pour piano et cordes n°44 de R. Schumann et son deuxième mouvement in modo d'una marcia très habilement interprété qui m'a transporté et baigné dans une sérénité rare. La musique s' impose comme une magistrale source d'apaisement... provisoire mais intense.
Retour en solitaire à la philharmonie de Paris donc, avant je l'espere de nombreux duos avec Davou cette saison!
F. Bons







