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BOULEZ ENSEMBLE ~ Daniel Barenboim @Philharmonie de Paris

Webern/ Schumann / Boulez

Daniel Barenboim à la baguette et au piano pour ce concert placé sous l égide de Boulez avec sur Incises qui s'avère une pièce dynamique et rythmée, complexe comme l' explique Barenboim avant de nous proposer en supplément de programme et en introduction la pièce Incises pour piano seul. Avec ses trois pôles de percussions, harpes et pianos sur Incises est une agréable surprise que la salle presque pleine a salué avec justesse.

Mais c' est l enchanteur Quintette pour piano et cordes n°44 de R. Schumann et son deuxième mouvement in modo d'una marcia très habilement interprété qui m'a transporté et baigné dans une sérénité rare. La musique s' impose comme une magistrale source d'apaisement... provisoire mais intense.

Retour en solitaire à la philharmonie de Paris donc, avant je l'espere de nombreux duos avec Davou cette saison!

F. Bons


[Concert] Maurizio Pollini @ Philharmonie de Paris

- 9 octobre 2017

Maurizio Pollini
Robert Schumann, Arabesque Op. 18 et Kreisleriana - Frédéric Chopin, Deux nocturnes, Op. 55 et Sonate No 3
Philharmonie de Paris

Maurizio Pollini, c'est VRAIMENT la grande classe ! Et à nouveau une soirée magnifique offerte par l'un des grands monuments du piano. Un homme dont la simplicité apparente n'a d'égal que le talent fabuleux. Toucher incroyablement dynamique, inouï de légèreté et de délicatesse, ferme quand la gravité l'impose. Et inlassablement cette grâce, celle d'un tout jeune homme débordant de musique et de vie. Quand il chante avec Schumann (technique incroyable sur l'incroyablement technique Kreisleriana), quand il fait chanter Chopin (en veux-tu, t'en auras ! deux oeuvres du gars du Père-Lachaise en guise de rappel... et une séance de dédicaces après le concert), il nous prend, il nous emporte, et nous rend à la musique. C'est plus que le talent, c'est pas loin du génie, c'est l'instant du prodige. Maestro Pollini !

A la toute fin de la soirée, le public a cessé de tousser pour applaudir - et debout s'il vous plait.

DK, le 15octobre 2017

[Concert] Maria João Pires, Quatuor Artemis @ Philharmonie de Paris

- 1er mars 2017

Maria João Pires, Quatuor Artemis
Wolfgang Amadeus Mozart, Sonates pour piano K 330, 332, 333 - Ludwig van Beethoven, Quatuor à cordes N° 3 - Robert Schumann, Quatuor à cordes N° 3
Philharmonie de Paris

Superbe soirée avec Maria João Pires, hier soir à la Philharmonie de Paris. Une grande dame, une immense artiste. D'abord, touchante de simplicité : elle arrive dans une tenue décontractée, elle salue le parterre ET l'arrière-scène, hop ! elle s'installe et se met à jouer aussitôt. Qu'importe s'il y a encore du bruit ou du mouvement dans la salle... cool quoi ! Ça change.

Et quand elle joue alors ! Précision incroyable, qui ne renie rien à la douceur, régal absolu. Trois sonates de Mozart, répertoire dont elle est spécialiste, œuvres très chantantes, qu'elle joue avec une belle énergie - sur un rythme assez rapide, me semble-t-il. La Sonate K 332 est vraiment chouette, avec des accents qui friseraient presque avec le jazz. Tout cela est simple, tout cela est beau. Le soixante-douzième printemps de Maria João est resplendissant, il fait souffler sur nous un vent de fraicheur dont on se rengorge.

Pour accompagner ce programme, le quatuor Artemis pour une œuvre de Beethoven, une autre de Schumann, on se demande encore ce qu'ils foutaient là. Apparemment plus inspirés par Schumann que par Beethoven. A peine, hein ?

DK, le 2 février 2017

[Concert] Murray Perahia, Academy of Saint-Martin in the Fields @ Philharmonie de Paris

- 26 mai 2016

Murray Perahia - Academy of Saint Martin in the Fields
Mendelssohn, Symphonie No 13 - Mozart, Concerto No 9 Jeunehomme - Schumann, Symphonie No 2
Philharmonie de Paris

Déception. Julien m'avait prévenu, mais je ne voulais pas accorder de crédit à son propos. Murray Perahia, au piano, ce n'est plus ce que c'était. Quelques pains plus ou moins ennuyeux un peu partout pendant son concerto (le plus gênant à l'entame du final du 3ème mouvement). Du coup, cette impression de marcher sur un fil, prêt à se rattraper pendant les déséquilibres, l'émotion en pâtit. Et pourquoi jouer si vite, si forte, les parties pour piano dans le moment lent du 3ème mouvement ? Je n'ai pas bien compris. M'enfin, je dois être totalement à côté de la plaque, puisque le public l'a applaudi à tout rompre. Probablement le même public que celui qui avait applaudi Gil Shaham à la fin du premier mouvement de son concerto de Brahms en février dernier ! (sic) (quel désastre c'était !)

En revanche, rien à redire quant aux symphonies, celle de Mendelssohn (aux consonances très baroques), parfaitement interprétée, et sans chef... Hourra !  (lancée par le premier violon, tout comme David Grimal procède avec le collectif Dissonances), et surtout celle de Schumann... Merveilleuse interprétation, où l'on retrouve toute la délicatesse de Perahia, qui a troqué le piano pour la baguette, et cela sans une vraie dose de caractère. L’œuvre l'exige. Vraiment, cette 2ème symphonie de Schumann est un ravissement pour qui demande à la musique ce qu'il y a de plus sombre dans ce qu'elle a de plus lumineux. Si c'est votre cas, elle mérite que vous l'écoutiez.

Bref, Murray Perahia, si vous me lisez, on a rendez-vous en février prochain au Barbican vous et moi, you see ? Donc là, vu le programme, ça peut, je dis bien, ça peut partir au clash entre vous et moi. Et c'est avec un profond respect et un brin d'affection que je préfère vous prévenir. Je serai avec ma soeur, je l'aime, je veux le top du top pour elle, ok ? On s'est capté ? [Smiley Clin d'oeil complice mais sans effusion] Ca maaaaaarche ! Bises !

PS : Premier post du blog, tous ne seront pas aussi bavards. Ce sont trois oeuvres que je connaissais un peu avant de les écouter ce soir, un recul qui aide à être disert.

DK, 27 mai 2016