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[Concert] Lugansky, Capuçon, Kavakos @ Philharmonie de Paris

- 7 juin 2016

Nikolaï Lugansky - Gautier Capuçon - Leonidas Kavakos
Brahms, Trio pour piano et cordes No 3 (Op. 101) No 2 (Op. 87) No 1 (Op. 8)
Philharmonie de Paris

Vrai plaisir que de découvrir les trois trios pour piano, violon et violoncelle de Johannes Brahms, joués dans l'ordre inverse de leur création. Ma préférence va au No 1, sans doute le plus classique, mais dont les deux premiers mouvements (harmonies superbes de la mélodie dans le premier, l'attaque et la prestance du deuxième) m'ont totalement absorbés. Le No 2, plus sombre, parfois même torturé, est pourtant celui qui m'a le moins conquis. Le No 3 est très beau, très léger, plein d'entrain - celui que les experts et expertes en Brahms présentent comme le plus brillant, le plus Brahmsien des trois.

Bien du mal à rentrer dedans. Non pas parce qu'il était joué en premier, mais surtout parce que la musique de Leonidas Kavakos et moi, ça n'a pas collé ce soir. Je l'ai trouvé d'emblée très lourd sur son archet, un son assez gras - le pauvre, j'ai encore l'inouïe délicatesse de Gidon Kremer dans les oreilles. Je me suis longtemps demandé pourquoi il s'obligeait à jouer si fort. Alors qu'à ses côtés, Nikolaï Lugansky et Gautier Capuçon avançaient avec une délicatesse qui ne les a pas quittés de toute la soirée. Peut-être avait-il besoin de se chauffer, je l'ai trouvé beaucoup plus doux sur les trios suivants. (Sans non plus frissonner... Si ce n'est pour une ou deux faussetés, pas dramatiques, mais assez nettes... Ok, des influences amicales me rendent très exigeant en la matière...)

PS : Aie ! Il y a comme une sorte de bruit parasite, un petit sifflement, comme l'ultrason d'un moteur (d'une clim ?), qu'on perçoit de temps en temps. Inquiétant (pénible bien sûr, mais un éventuel point d'appui pour les grincheux réacs qui n'attendent que ça, que la modernité affiche des faiblesses pour lui rentrer dedans). A surveiller...

DK, 8 juin 2016

~ Rigoletto de Verdi ~ Opéra de Paris Bastille ~



Pas de "malédiction" ce soir sur la dernière de Rigoletto, qui, 160 ans après, vit encore!



F B




~ Aubercail - Aubervilliers ~

OTTILIE B ☆
JEREMIE BOSSONE ☆
LES HURLEMENTS DE LEO
Une agréable découverte : Jeremie Bossone. Tendre et acide, violent et poétique...
F B

[Concert] Murray Perahia, Academy of Saint-Martin in the Fields @ Philharmonie de Paris

- 26 mai 2016

Murray Perahia - Academy of Saint Martin in the Fields
Mendelssohn, Symphonie No 13 - Mozart, Concerto No 9 Jeunehomme - Schumann, Symphonie No 2
Philharmonie de Paris

Déception. Julien m'avait prévenu, mais je ne voulais pas accorder de crédit à son propos. Murray Perahia, au piano, ce n'est plus ce que c'était. Quelques pains plus ou moins ennuyeux un peu partout pendant son concerto (le plus gênant à l'entame du final du 3ème mouvement). Du coup, cette impression de marcher sur un fil, prêt à se rattraper pendant les déséquilibres, l'émotion en pâtit. Et pourquoi jouer si vite, si forte, les parties pour piano dans le moment lent du 3ème mouvement ? Je n'ai pas bien compris. M'enfin, je dois être totalement à côté de la plaque, puisque le public l'a applaudi à tout rompre. Probablement le même public que celui qui avait applaudi Gil Shaham à la fin du premier mouvement de son concerto de Brahms en février dernier ! (sic) (quel désastre c'était !)

En revanche, rien à redire quant aux symphonies, celle de Mendelssohn (aux consonances très baroques), parfaitement interprétée, et sans chef... Hourra !  (lancée par le premier violon, tout comme David Grimal procède avec le collectif Dissonances), et surtout celle de Schumann... Merveilleuse interprétation, où l'on retrouve toute la délicatesse de Perahia, qui a troqué le piano pour la baguette, et cela sans une vraie dose de caractère. L’œuvre l'exige. Vraiment, cette 2ème symphonie de Schumann est un ravissement pour qui demande à la musique ce qu'il y a de plus sombre dans ce qu'elle a de plus lumineux. Si c'est votre cas, elle mérite que vous l'écoutiez.

Bref, Murray Perahia, si vous me lisez, on a rendez-vous en février prochain au Barbican vous et moi, you see ? Donc là, vu le programme, ça peut, je dis bien, ça peut partir au clash entre vous et moi. Et c'est avec un profond respect et un brin d'affection que je préfère vous prévenir. Je serai avec ma soeur, je l'aime, je veux le top du top pour elle, ok ? On s'est capté ? [Smiley Clin d'oeil complice mais sans effusion] Ca maaaaaarche ! Bises !

PS : Premier post du blog, tous ne seront pas aussi bavards. Ce sont trois oeuvres que je connaissais un peu avant de les écouter ce soir, un recul qui aide à être disert.

DK, 27 mai 2016