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[Concert] Joshua Bell, Orchestre de Paris, Karina Canellakis @ Philharmonie de Paris

- 22 janvier 2020

Joshua Bell, Orchestre de Paris, Karina Canellakis
Jean Sibelius, Concerto pour violon - Dmitri Chostakovitch, Symphonie N° 10
Philharmonie de Paris

C'est toujours un réel plaisir d'assister à un concert de Joshua Bell. D'abord, parce que son jeu est fait d'une délicatesse rare, élégant, léger, joyeux. D'une forme d'humilité, ou de simplicité, qui lui donne cette capacité à s'effacer derrière l'oeuvre qu'il interprète.

En gros, le contraire de ce qu'en fait Maxim Vengerov. Et c'est là qu'a été, en ce qui me concerne, le souci. Le souvenir absolument intact de son interprétation en ces lieux il y a un peu plus de trois ans (premier et deuxième soir, permettez) m'a tout de suite attrapé l'oreille. Level exigeance : total. J'ai déjà eu, sur ce blog, l'occasion de dire que c'était cuit, que je serais dorénavant incapable d'écouter cette "le" Sibelius sans que me revienne le son du violon de Vengerov. Je le confirme.

Pour autant, Joshua Bell n'a pas démérité, loin de là. Plutôt convaincant, et tout particulièrement dans les deuxième et troisième mouvements, il a confirmé ce sentiment dont je vous parlais plus haut : le réel plaisir de l'écouter.

Côté péripéties, à présent. D'abord, je vous parle ici d'un concert auquel nous avons bien failli ne pas assister. A quelques minutes du début du concert, Renaud a la bonne idée de remarquer que lui manquent et son portefeuille et son téléphone. Sortant de la salle dégoûtés, persuadés d'avoir perdu ces éléments rudement embêtants à perdre, on se sépare pour aller voir s'ils ne sont pas là où nous nous sommes arrêtés quelques instants sur le chemin de nos places. Moi dans les contre-allées intérieures de la salle, lui celles à l'extérieur. Rien là où je cherche, je sors de la salle sans demander la contremarque qui permet de revenir.

Dehors, pas de Renaud. OK ! Il n'est pas où nous devions nous retrouver, il n'est pas là où nous devions nous retrouver, l'horreur à son comble. Téléphone mis sur silencieux pour éviter la bévue pendant le concert, je ne vois pas tout de suite qu'il m'appelle. Je finis tout de même par le constater, ce qui veut dire qu'il a retrouvé son téléphone. Posé avec son larfeuille sur un muret du petit coin où l'on s'en fume un petit dernier avant d'entrer dans la salle ! Immense ouf, je le rejoins...

Or, persuadé que le matos est perdu, je suis sorti sans la contremarque. Et voilà que je tombe sur l'un des portiers les plus zélés de l'histoire des salles de concert. J'ai mon billet, il n'en veut pas, il veut la contremarque. Je concentre tous mes moyens pour retrouver ce qu'il faut de calme et expliquer à ce portier que ceci puis cela égale maintenant. Non, la contremarque. Mais enfin, le concert s'apprête à débuter... La contremarque ! Il accepte finalement d'appeler sa responsable, qui constate ma bonne foi, et me dit... de me dépêcher car le spectacle est sur le point de commencer. Sans blague !?

Allez, ça fait des souvenirs ! Plus agréables après coup que les larsens et sifflements insupportables qui se sont faits entendre durant tout le concert. Sur Chosta, quand ça envoie, ça gêne pas forcément. Mais dans les moments les plus délicats de Sibelius, atroce !


DK, 23 février 2020

[Concert] Le Concert des Nations, Jordy Savall @ Philharmonie de Paris

- 15 octobre 2019

Le Concert des Nations, Jordy Savall
Ludwig van Beethoven, Symphonies N° 3 "Eroica" et N° 5 
Philharmonie de Paris

Que d'élégance, que de douceur. Magique.

[Concert] Kraftwerk @ Philharmonie de Paris

- 13 juillet 2019

Krafwerk
Kraftwerk 3D
Philharmonie de Paris

(Chronique à venir - musique mise à part, mon moment préféré du concert reste le spectacle de toutes ces mains qui lèvent leur smartphone quasi de concert sur "We are the robots". Musique en plein, la claque, c'est "The Man Machine". A plus ! DK)

*

(Max est allé plus vite que moi, et a parfaitement résumé la chose. Merci Max.)

Historique. Aller pour la première fois voir Kraftwerk en 2019 après les avoir écoutés pendant 30 ans ! En ce début d’été et la meilleure des compagnies ( le grand DK ! Elie, 13 ans, amateur aussi depuis quelques années! ), la soirée était gagnée d’avance.

Dès l’arrivée dans la fosse de la Philharmonie (!), on se dit qu’on va pas forcément trop se mélanger au public très parisien et statique qui emplit la salle. Mais la musique fait immédiatement son effet, on peut se mettre à danser en oubliant le reste pour apprécier pleinement la leçon d’histoire de la musique électronique qui va nous être proposée. Tous les trucs de production des principaux vendeurs de ce qui est devenu un marché dans les années 90, Daft Punk en tête, y passent. La leçon est magistrale, le répertoire offre une rétrospective assez complète de l’œuvre visionnaire du groupe. Mentions spéciales au Number/Computerlove d’ouverture, à Pocket Calculator en français dans le texte, à un (anti) Radioactivity malheureusement toujours actuel et actualisé…

Pas plus que le public qui décidément se croit au musée, ce n’est pas le show 3D qui donne envie de lever le nez, sauf à de rares occasions. Et comme nos vieux héros ne se sont évidemment toujours pas transformés en bêtes de scène, c’est donc à un vrai plaisir teknoïde à l’ancienne auquel nous sommes conviés : seulement le beat, les boucles et la danse, le reste relevant de l’anecdotique. Le set se déroule et se clôt sans doute dans une apparente froideur que le côté millimétré du concert a parfois du mal à réchauffer. Mais le voyage à travers le futur antérieur aura bel et bien tenu ses promesses dans le plus grand classicisme qui convient dorénavant à ces avant-gardistes electro.

Dehors, le retour vers le présent est étrange et on se sépare la tête encore dedans. Parce que maintenant c’est fait, on a vraiment vécu ce morceau d'Histoire là.

Max.

Setlist :


    • Numbers / Computer World
    • It's More Fun to Compute / Home Computer
    • Computer Love
    • The Man-Machine
    • Spacelab
    • The Model
    • Neon Lights
    • Autobahn
    • Geiger Counter / Radioactivity
    • Electric Café
    • Tour de France / Prologue / Étape 1 / Chrono / Étape 2
    • Trans-Europe Express / Metal on Metal / Abzug
    • The Robots
    • Mini Calculateur / Dentaku
    • Aéro Dynamik
    • Planet of Visions
    • Boing Boom Tschak / Techno Pop / Music Non Stop

[Concert] Elisabeth Leonskaja, Orchestre National du Capitole de Toulouse, Tugan Sokhiev @ Philharmonie de Paris

- 11 juin 2019

Elisabeth Leonskaja, Orchestre National du Capitole de Toulouse, Tugan Sokhiev
Alexandre Borodine, Dans les steppes d'Asie Centrale - Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano N° 4 - Modeste Moussorgski, Tableaux d'une exposition
Philharmonie de Paris

Ce qu'il y a de merveilleux, c'est lorsque madame Elisabeth Leonskaja, après avoir reçu un bouquet de roses (dans le ton de la soirée, assez modeste), décroche une rose du bouquet pour l'offrir au premier violon, en garde une deuxième pour elle, et dépose le reste du bouquet sur le piano, tourné en direction du public. Il y autant d'humilité que de noblesse dans ce geste. J'y vois beaucoup d'humanité - au sens communiste du terme : généreuse, partageuse, altruiste, presque altérophile (néologisme un peu lourd).

Bien joli concert (programme de choix), interprété avec beaucoup d'élégance, et une vraie dose de raffinement dans les Tableaux, par l'Orchestre du Capitole. Un Concerto qui ne transporte pas, mais qui charme vraiment. Du rythme mais sans outrance, la légèreté de Leonskaja soulignée par ses petits jeux sur les tempos, mention spéciale au haut-bois, remarquable, au contraire des flutes et des cors, pas au niveau. Quant à Borodine et sa somptueuse marche quelque-part entre ici et Samarcande pour débuter le programme, c'était parfait !

DK, en rentrant.

[Concert] Les Dissonances @ Philharmonie de Paris

- 9 avril 2019

Les Dissonances, David Grimal
Igor Stravinski, Concerto pour violon - Dmitri Chostakovitch, Symphonie N° 11 "L'année 1905"
Philharmonie de Paris

Inoubliable symphonie ! Brillant bis après le concerto (Stravinski, faut s'appeler Léo pour en être dingue, non ?). Un superbe concert. Gâché...

L'horreur absolue : des ultrasons tout le long du concert, insupportables pendant le concerto. Probablement liés à la retransmission vidéo, disponible ici. Honteux.

DK, qui ne DKolère pas.

[Concert] Khatia Buniatishvili @ Philharmonie de Paris

- 25 mars 2019

Khatia Buniatishvili
Franz Schubert, Sonate D960 - Franz Schubert / Franz Liszt, Ständchen, Gretchen am Spinnrade, Erlkönig - Franz Liszt, Etude d'exécution transcendante N° 4 "Mazeppa", Rhapsodie hongroise N° 6
Philharmonie de Paris 

Khatia flamboie !

DK, souvenir palpable (désolé)
 

[Concert] Maurizio Pollini @ Philharmonie de Paris

- 26 février 2019

Maurizio Pollini
Frédéric Chopin, Nocturne Op. 62 N° 1 et 2, Polonaise Op. 44, Mazurka Op. 59 N° 3, Berceuse Op. 57, Scherzo Op. 39 - Claude Debussy, Préludes (livre I)
Philharmonie de Paris

Maurizio Pollini : le charme divin - si l'on accepte que rien n'est divin que le coeur des hommes et des femmes.

DK, pas si loin dans le souvenir...

[Concert] Nelson Goerner, Orchestre de Paris, Paavo Järvi @ Philharmonie de Paris

- 23 janvier 2019

Nelson Goerner (suppléant Radu Lupu), Orchestre de Paris, Paavo Järvi
Franz Liszt, Mephisto-walzer - Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano N° 4 - Alexandre Scriabine, Symphoie N° 2
Philharmonie de Paris

(chronique riche et très littéraire à suivre ->) C'était un peu la cata' quand même, hein ?!

DK, fort longtemps après (faut dire)

[Concert] Cédric Tiberghien, Orchestre National d'Ile de France, Enrique Mazzola @ Philharmonie de Paris

- 16 octobre 2018

Cédric Tiberghien, Orchestre National d'Ile de France, Enrique Mazzola
Gioacchino Rossini, Guillaume Tell (ouverture) - Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano N° 3 et Symphonie N° 5
Philharmonie de Paris

cette chronique sera menée sur le même tempo que celui sur lequel fut joué ce Concerto 3 de Ludovic de Bonn. Sensibilité qui vire à la niaiserie, aucune originalité dans les moments seuls, guère peu de consistance dans tout ça. Soirée à oublier.

DK, le 17 octobre 2018

[Concert] Ian Bostridge, Daniel Harding, Orchestre de Paris @ Philharmonie de Paris

- 10 octobre 2018

Ian Bostridge, Daniel Harding, Orchestre de Paris @ Philharmonie de Paris
Jean-Philippe Rameau, Hippolyte et Aricie, suite orchestrale - Benjamin Britten, Les Illuminations - Félix Mendelssohn, Symphonie N° 5 "Réformation"
Philharmonie de Paris

Tandis que Julien gazouille ceci : "La musique planante de Britten illumine la rudesse rustique et écorchée des vers de Rimbaud dans une interprétation émouvante de Ian Bostridge avec Daniel Harding et l'Orchestre de Paris à la Philharmonie de Paris", je serai pour ma part moins politique. Pas le concert de l'année - mais comment "passer après" Mahler par le Boston ? -, mais une soirée largement sauvée par le plaisir de retrouver DJ Harding, en pleine forme, et celui d'entendre du Rimbaud, à travers la voix remarquable de Ian Bostridge.

Pas le programme le plus alléchant, c'est vrai. Même si deux des trois oeuvres sont assez récentes, le ton est au baroque, avec une suite pour orchestre de Jean-Philippe Rameau, une pièce vocale de Benjamin Britten aux accents d'oratorio, et une symphonie de Félix Mendelssohn rendant hommage à Bach... Etait-ce la meilleure chose à faire pour honorer la mémoire du Jean-Seb de Leipzig ? C'est lourd, c'est ampoulé, ça ressemble à un pogoteur qui se met au menuet. Guère surpris de lire dans le livret du concert que c'est une oeuvre que Mendelssohn délaissa.

Et alors, pour ne rien arranger, encore une prestation bien peu enthousiasmante de l'Orchestre de Paris. Toujours ce cruel manque de nuance, quel dommage. Et Philippe Aïche au Premier violon... Qu'est-ce que ça grince ! C'est dur à dire, mais avec ce genre de prestation, on comprend aisément pourquoi DJ Harding n'a pas souhaité renouveler son contrat de directeur musical. Il quittera ses fonctions à la fin de la saison. On le regrette déjà !

Restera tout de même la magnifique émotion transmise par la voix de Ian Bostridge, qui, en effet, avec beaucoup de retenue et d'élégance, a illuminé les Illuminations.

DK, le 11 octobre 2018

[Concert] Boston Symphony Orchestra, Andris Nelsons @ Philharmonie de Paris

- 15 septembre 2018

Boston Symphony Orchestra (dir.: Andris Nelsons), Maitrise de Radio France, Choeur des femmes de Radio France, Susan Graham
Gustav Mahler, Symphonie N° 3
Philharmonie de Paris

"Une fois encore, je ne gagnerai pas un sous avec ma Troisième Symphonie car les gens ne comprendront rien et ne voudront rien savoir de cette gaieté. Elle plane au-dessus du monde de combat et de douleur de la Première et de la Deuxième et ne peut être conçue que comme leur résultat." - Gustav Mahler

Samedi soir, je découvrais, de la meilleure façon qui soit, en vivant, la Symphonie N° 3 de Gustav Mahler. Eh bien, savez-vous ce que j'ai fait aussitôt rentré chez moi ? J'ai écouté une nouvelle fois la Symphonie N° 3 de Gustav Mahler. J'ai tenté ainsi d'en avoir le coeur, et de trancher une question qui s'était agrippé à moi dans les dernières mesures de l'oeuvre : cette Symphonie N° 3 de Gustav Mahler ne serait-elle pas la plus belle oeuvre musicale que je connaisse ? Peut-être pas. Mais pas loin.

Selon les mots de son auteur, le récit de cette symphonie ("Le fait que je l’appelle Symphonie ne signifie pas grand-chose car elle n’a rien de commun avec la forme habituelle. Le terme symphonie veut dire pour moi : construire un monde avec tous les moyens techniques existants.", G. Mahler) est Le songe d'un matin d'été.

Si une gaieté revendiquée va bel et bien habiter une large part de l'oeuvre, tout particulièrement en son Premier mouvement (trente minutes, un continent entier), c'est sur une marche pleine de gravité, entonnée par les cors, que Mahler nous fait entrer dans ce troisième monde. Il intitule cette introduction L'éveil de Pan, dieu de la nature et des troupeaux chez les Grecs. Henry-Louis de la Grange, "the" référence niveau Mahler, décrit ces premières mesures comme un "portail monumental".

Mais très vite, un changement de ton complet nous surprend. Tout en légèreté, d'un pas plein d'entrain, l'orchestre s'élance, et nous entraine dans le sillage du cortège de Bacchus. Aussitôt, l'été nous submerge. C'est foisonnant de mélodies simples, joyeuses, populaires, c'est d'une densité étourdissante, c'est d'une richesse remarquable, c'est chantant, c'est dansant. Même les accents parfois militaires n'y font rien. Cet incroyable Premier mouvement est un prodigieux tourbillon de grâce. Il va me falloir du temps pour m'en remettre.

Après cette bouleversante première partie, c'est aux pensées que lui content tour à tour les fleurs des champs, les animaux de la forêt, l'homme, les anges, et enfin l'amour, que Mahler va donner musique. Parmi ces cinq mouvements, celui dédié aux animaux de la forêt (3è mouv.) est un autre moment de splendeur rare. Ils sont là, ces animaux, devant nous, ou tout près, tant nous les entendons distinctement. Et ils nous charment, ils nous amusent, ils nous enjouent.

Magie pure, lorsque, du lointain (mettre un musicien en retrait de l'orchestre, un effet dont semble friand Mahler, puisque déjà utilisé lors de la Première - on s'en souvient, hein Frédo ?), nous parvient ce qui ressemble à un brame de cerf, incarné par un cuivre (le cor de postillon... faut le savoir... faut le connaitre déjà...) placé en arrière de la salle. La merveilleuse acoustique de la salle Pierre Boulez permet à son long solo d'exprimer toute sa solennité. La salle est littéralement happée. Un moment d'une beauté rare.

Les fleurs de champs (2ème mouv.) inspireront à Mahler une sorte de valse, énergique sur ses dernières mesures. Pour l'homme (4è mouv.), il fera chanter les mots de Nietzsche par une voix féminine, pour quelques instants d'une extrême gravité. Tranchant terriblement avec le mouvement suivant, celui des Anges (5è mouv.), oratorio entonné par une chorale de voix féminines et d'enfants. Quant à l'amour (6è mouv.), il permet au programme de s'achever sur une touche de douceur, inouie.

Il faut dire que si l'émotion de cette oeuvre nous parvint pleinement, c'est que l'interprétation livrée par le Boston Symphony, Andris Nelsons et les autres, fut absolument magistrale. Tout, y compris les petites imperfections ici ou là (un peu de fausseté de la premier violon dans le premier mouvement, les attaques de certains cuivres, y compris du cor de postillon, pas irréprochables non plus), semblait dédié à un seul parti-pris : l'émotion. Message parfaitement reçu par une salle conquise, et qui salua longuement et chaleureusement les musiciens.

Alors, s'il faut répondre à la question posée au début de cet article, la réponse est non. Il ne s'agit pas de la plus belle oeuvre musicale que je connaisse. D'abord, la religiosité du propos m'empêcherait de la placer devant L'imaginaire de Léo Ferré, par exemple. Ensuite, parce qu'il n'y a rien à faire, je ne m'entends pas bien avec le lyrique, et moins encore les voix de femmes. Mais cette Symphonie N° 3 de Mahler est définitivement une merveille absolue. Aussi gaie soit-elle.

DK, le 17 septembre 2018


BOULEZ ENSEMBLE ~ Daniel Barenboim @Philharmonie de Paris

Webern/ Schumann / Boulez

Daniel Barenboim à la baguette et au piano pour ce concert placé sous l égide de Boulez avec sur Incises qui s'avère une pièce dynamique et rythmée, complexe comme l' explique Barenboim avant de nous proposer en supplément de programme et en introduction la pièce Incises pour piano seul. Avec ses trois pôles de percussions, harpes et pianos sur Incises est une agréable surprise que la salle presque pleine a salué avec justesse.

Mais c' est l enchanteur Quintette pour piano et cordes n°44 de R. Schumann et son deuxième mouvement in modo d'una marcia très habilement interprété qui m'a transporté et baigné dans une sérénité rare. La musique s' impose comme une magistrale source d'apaisement... provisoire mais intense.

Retour en solitaire à la philharmonie de Paris donc, avant je l'espere de nombreux duos avec Davou cette saison!

F. Bons


[Concert] Emmanuel Ax, Yo-Yo Ma, Leonidas Kavakos @ Philharmonie de Paris

- 7 septembre 2018

Emmanuel Ax, Yo-Yo Ma, Leonidas Kavakos
Johannes Brahms, Trios pour piano et cordes No 2 (Op.87), No 3 (Op.101) et No 1 (Op. 8)
Philharmonie de Paris

Julien a raison. Débuter la saison avec un concert de musique de chambre, c'est une façon délicate de se replonger dans le bain. Avec une affiche somptueuse, c'est encore mieux ! Emmanuel Ax, Yo-Yo Ma, Leonidas Kavakos, trois solistes de renom réunis pour jouer les trois Trios de Brahms, un programme alléchant qui a tenu toutes ses promesses.

Ce n'est pas la première fois que nous avions le plaisir d'entendre en ces lieux ces trois oeuvres, l'ami de quarante ans et moi. Données il y a un peu plus de deux ans, je les avais découvertes alors, et avais immanquablement succombé à leur charme, avec une préférence pour le Premier. Kavakos était déjà de la partie. Et le décalage entre son coup d'archet assez lourd, ses sonorités puissantes, et le jeu tout en délicatesse de ses deux acolytes d'alors, Lugansky et Capuçon le jeune, m'avait posé problème.

Associé à Ax, dont je connais et apprécie la fermeté du toucher, et au renommé Yo-Yo Ma, cela pouvait tout de même donner quelque chose de pas mal du tout. Et ce fut le cas. Première oeuvre jouée, le Deuxième Trio, un seul mot pour définir cette interprétation : perfection. Époustouflants sur le plan technique, d'une justesse incroyable sur le plan de l'émotion, équilibre complet entre chacun des trois instruments. Moment de grâce absolue - une spectatrice n'a pu contenir son désir d'applaudir à la fin du deuxième mouvement, le lent, pour le plus grand plaisir des artistes.

Le Troisième Trio, deuxième oeuvre de la soirée, va forcément souffrir un peu de la comparaison avec ce qui vient d'arriver. Peut-être un peu de fatigue. C'est très beau, mais la magie n'opère pas de la même manière. Après l'entracte, vient enfin le Premier Trio, bel et bien mon préféré. Si j'avais les compétences pour le faire, je vous dirais volontiers que, si le Troisième est vraiment le plus Brahmsien des trois, les accents Schumanniens du Premier sont sans doute ce qui me le rend charmant.

S'il n'atteindra pas la grâce quasi absolue touchée lors du Deuxième - le premier, quoi -, le trio retrouve sa pleine puissance, et nous éblouit. Le concert s'achève sur un Schubert en bis et une salle conquise, pour moitié debout.

*

Petit plaisir en sus, le changement d'annonce d'avant concert, avec une amorce d'une efficacité redoutable (pas de spoiler ici), et la suppression de l'accent US ridicule sur "Philharmonie de Paris" pendant l'annonce en anglais américain. Pas plus emballé que ça par le programme de la saison 2018/19, mais si les quelques rendez-vous pris sont de la même facture, on va se régaler. Manquerait plus que Frédo revienne... 

DK, le 8 septembre 2018

[Concert] Andras Schiff, David Zinman, Orchestre de Paris @ Philharmonie de Paris

- 23 mai 2018

Andras Schiff, David Zinman, Orchestre de Paris
Arthur Honegger, Symphonie N° 2 - Charles Koechlin, Le livre de la jungle (les Bandar-Log) - Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano N° 4
Philharmonie de Paris

La première partie, ne m'en voulez pas mais nous passerons rapidement (même si la Symphonie de Honegger, oeuvre pour les seules cordes à l'exception de quelques mesures de trompette, mérite d'être réécoutée)... C'est pour mon concerto préféré de Ludovic de Bonn que j'étais à la Philhar' l'autre soir. Et c'est comme tapis dans l'ombre que j'étais entré dans la salle. Prêt à pester contre son incapacité à faire quelque chose de qualité avec les oeuvres auxquelles il s'attaque, à rager un "ah, l'Orchestre de l'Opéra, c'est autre chose !" tout en mauvaise foi (bien entendu), à dire les pires horreurs au sujet de l'Orchestre de Paris. Bien vite, le bougon a compris qu'il devrait rester dans l'ombre. Car c'est un très beau concerto que nous ont donnés Andras Schiff et notre régional de l'étape.

Dès les premières mesures, on est dans le ton. La légèreté, surtout. Parfois pataud (comme lors de la première partie, par exemple), l'orchestre semble cette fois touché par la grâce. Les attaques sont justes, les enchainements pleins de douceur, c'est un régal. Même le violon de Philippe Aiche enchante. Une mention toute particulière aux cors, d'une précision redoutable. Les esprits chagrins pourront peut-être lui trouver un manque de fantaisie. Pour ma part, cette interprétation m'a réconciliée avec l'Orchestre de Paris.

A ses côtés, Andras Schiff va faire bien plus que suppléer la défection (assez mystérieuse) de Maria Joao Pires. Parfois un peu lourd dans son exécution (qui ne l'est pas pour celui qui a la version de Pollini pour référence ?), c'est dans son moment seul qu'il va me ravir. S'amusant avec les airs de ce premier mouvement, répétés avec une gravité très Beethovenienne, déclinés dans une succession d'envolées mélodiques aux expressions Mozartiennes, avant de s'évanouir dans une sorte de torpeur toute en intériorité... Superbe ! - franc succès et deux bis à la clé.

Mettez de côté le mouvement de moulinet incessant des bras du chef Zinman... C'était une belle soirée, LvB à l'honneur !

DK, le 28 mai 2018

[Concert] Philippe Jordan, Orchestre de l'Opéra national de Paris @ Philharmonie de Paris

- 15 mai 2018

Philippe Jordan, Orchestre de l'Opéra national de Paris
Piotr Ilitch Tchaikovski, Symphonies N° 3 et 6
Philharmonie de Paris


Quelle clarté, quelle précision, quelle énergie, quelle douceur ! Brillant !

[Concert] Lars Vogt, Daniel Harding, Orchestre de Paris @ Philharmonie de Paris

- 9 mai 2018

Lars Vogt, Daniel Harding, Orchestre de Paris
Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano N° 3 - Johannes Brahms, Symphonie N° 3
Philharmonie de Paris

Madame Maria Joao Pires ayant suspendu sa carrière, c'est à Lars Vogt que revenait la tâche d'accompagner DJ Harding et l'Orchestre de Paris pour une soirée sous le signe du 3 : troisième concerto pour piano de Ludovic de Bonn, troisième symphonie de Johannes (Aimez-vous...) Brahms. Une bien belle soirée, de très beaux moments, d'autres moins emballants, qui, au final, l'emporteraient s'il n'y avait le plaisir inaltérable d'écouter de la musique, et deux superbes oeuvres dans une salle fabuleuse. De ses prémices au romantisme le plus abouti...

Au rayon des (très) belles surprises, le premier mouvement du Concerto. Dès les premières notes se sent la volonté de DJ Harding d'insuffler une vraie énergie à cette oeuvre. La cadence est vive, un brin déstabilisante. Et si Lars Vogt joue le jeu, malgré des premières notes manquant un peu de délié, c'est l'Orchestre de Paris qui a du mal, et qui se traine. Les cordes sont presque fades, les vents roulent au diesel, seuls les cuivres proposent de belles couleurs.

C'est de la partie seule de Lars Vogt que va venir le ravissement. Il se sert de l'énergie impulsée depuis le début pour une attaque très ferme, pleine, chantante. Puis, sans que l'on ne s'en rende compte, s'installe une légèreté sans cesse contrariée, très Debussienne. La surprise est complète, complètement enthousiasmante. Ce sera le moment de grâce de la soirée - avec le Rondo peut-être, auquel Vogt donnera les mêmes accents...

Dans la deuxième partie, on s'ennuierait presque s'il ne s'agissait pas d'une oeuvre  exprimant de splendides émotions. Le décalage entre la volonté de DJ Harding et ce que lui rend l'Orchestre est à certains moments quasi palpable. Et l'on ne sait finalement pour qui avoir de la peine : celui qui voudrait nous émerveiller ou ceux qui ne parviennent pas à suivre.

Tout cela ne nous empêchera pas de profiter du plaisir d'un bis, d'encore un peu de DJ Harding...

DK, le 13 mai 2018

[Concert] Dominique A @ Philharmonie de Paris

- 14 avril 2018

Dominique A
Philharmonie de Paris

A(h) ce gArs ! Il n'est pas le patron - bien trop humble dans tout ce qu'il fait, dans tout ce qu'il est, pour prétendre à un titre aussi ridicule. Il n'est l'héritier de personne - fruit de son époque, d'une forme d'intemporalité aussi. Il n'est la copie de rien, et moins encore de lui-même - totalement inimitable. Il ne fait pas beaucoup de bruit - faudrait-il qu'il en fasse davantage pour que ses contemporains perçoivent combien son talent est rare ? Il n'est ni du star-system, ni de la compromission. Il est là, avec nous, simplement. Un des tout grands de la chanson, Dominique A.

Magnifique concert samedi soir à la Philharmonie de Paris. En formation "électrique", accompagné de ceux qui semblent être les mêmes musiciens que lors de sa précédente tournée - deux batteurs, c'est notable et appréciable -, le ton est très vite donné : aucune concession faite au lieu, de la saturation, du gros son, de la sueur, du rock ! Une setlist très équilibrée, parcourant les différentes époques de sa création. La plus récente, la plus "volumineuse" en termes de son, forcément privilégiée du fait de la formation présente sur scène, mais un vrai travail de réorchestration pour les oeuvres plus anciennes, plus minimales (le même travail sur d'autres, plus récentes)... Surprenant ! Ravissant ! Terrible !

Et surtout, un Dominique A bel et bien présent pour nous. Sa voix, précise, semble inaltérable. Sa musique, pour laquelle il semble déborder de passion à chaque instant. Son charme, pas seulement sur ses déhanchés vigoureux (parfois très Morrisseyiens, non ?). Les échanges entre les chansons avec un public qu'il sait fidèle, nous qui sommes présents pour lui, des mots simples et tendres, faits de l'humilité qui le caractérise si bien.

Restera tout de même un mystère : la salle. Pourquoi ici et pas ailleurs ? Pourquoi opter pour un répertoire rock dans la salle Pierre Boulez, alors que son architecture comme son acoustique se seraient peut-être mieux prêtés à un programme plus intime, tel que celui prévu le lendemain à la Cité de la Musique ? Sa taille ? Mais avec une légère sonorisation, c'était parfait. Manière de récital post-punk, si vous voulez... On ne peut pas dire que le rendu acoustique fut une franche réussite - au contraire de celle du Châtelet lors de la précédente tournée. Pas de quoi nous empêcher de kiffer... Méchamment !

[Je dois bien dire que, si j'ai un grand regret, c'est qu'il ne disposât pas encore de cette salle en 2012, lors de la sortie de Vers les lueurs, et de la tournée avec l'orchestre d'instruments à vent et de cuivres qui l'accompagnait alors... Dans ce lieu, cela aurait été parfait.]

Un grand, Dominique A. Un grand merci, Dominique A.

DK, le 17 avril 2018

[Concert] Khatia Buniatishvili @ Philharmonie de Paris

- 6 février 2018

Khatia Buniatishvili
Johannes Brahms, Sonate N° 3 - Piot Ilitch Tchaikovski, Casse noisette - Franz Liszt, Mephisto & Rhapsodie espagnole
Philharmonie de Paris

Parfois, sans que l'on sache vraiment pourquoi, l'industrie musicale - au sens large - propulse au devant de la scène un ou une artiste qu'elle nous présente comme son nouveau joyau. Il ou elle est en général plutôt jeune, sympathique - dans une certaine idée que l'on se fait de la sympathie dans ces milieux -, présente bien, charismatique lors des interviews... Un bon produit, quoi. Si jamais il ou elle est dotée d'un réel talent, ce n'est que mieux. Mais rassurez-vous, dans le cas contraire, cela n'empêchera pas ce monde du marketing d'en faire sa vitrine. Je pourrais citer un ou deux noms dont on entend bien trop parler dans les médias au regard de ce que leur talent donne sur scène, je passe.

Il faudra plus que Khatia Buniatishvili pour me convaincre que c'est sur leur musicalité que se font les réputations des musiciens de nos jours. Je dois néanmoins reconnaitre que c'est une prestation pour le moins convaincante qu'a livrée la pianiste "à la mode" ce soir-là.

Son entrée, d'abord. Vu comme elle maitrise l'exercice, on imagine qu'elle n'est pas dupe, et qu'elle sait bien que c'est tout autant la star médiatique que la pianiste qui est attendue - je pourrais vous raconter les bavardages d'avant-concert autour de moi. Elle entre, salue rapidement tout autour d'elle, s'assied et joue. Qu'importe si les applauses ne sont pas finies, qu'importe si elle n'est pas bien installée (elle rectifiera rapidement son assise tout en jouant), elle semble être là pour le piano, le piano et rien d'autre. (D')entrée appréciable.

Et là, c'est parti ! Tout d'abord la sonate de Brahms (Robert Schumann dit de cette oeuvre qu'elle ressemblait à une symphonie cachée), qui lui permet d'emblée d'étaler toutes les facettes de son jeu. Sa haute technicité, sa vigueur dans les moments les plus amples - l'attaque du premier mouvement -, sa délicatesse dans les nuances - un mouvement lent d'une émotion incroyable. Les intentions sont justes, le toucher est clair, tout est limpide, c'est très beau. Avec Tchaïkovski, elle ajoute une dose de virtuose, histoire de bien scotcher tout le monde. Vingt minutes d'entracte, histoire de reprendre nos esprits.

Et on repart avec Liszt ! Son piano danse, virevolte, nous envoute, la magie opère. Evidemment, le répertoire plus virtuose de cette deuxième partie de programme lui permet des envolées incroyables. Mais on la suit, on ne peut faire autrement. Et quel plaisir !

Alors oui, tout au long de la soirée, son expression corporelle nous charme - et je parle ici moins de son physique tout en sensualité que des élans de sa tête ou de son buste, le mouvement de ses cheveux, et bien évidemment le ballet de ses bras et ses mains. Mais c'est par ce jeu plein d'éclat, de douceur, de conviction, que Khatia nous met tous dans sa poche. Franc succès, amplement mérité. Un très beau concert.

DK, le 14 février 2018

[Concert] David Grimal, Les Dissonances @ Cité de la musique

- 27 janvier 2018

Les Dissonances, David Grimal
Maurice Ravel, Pavane pour une infante défunte & Alborada del gracioso - Edouard Lalo, Symphonie espagnole - Claude Debussy, Iberia
Cité de la musique

La belle découverte du soir, ce ne fut pas la grâce de Les Dissonances, ensemble musical unique, et pas uniquement parce qu'il se passe de chef - quel bonheur, néanmoins. Ce ne fut pas non plus la virtuosité du coup d'archet de David Grimal, très chantant, plein de caractère, de délicatesse aussi. Non, cette belle découverte, ce fut la Symphonie espagnole de Edouard Lalo - étrangement intitulée, car cette oeuvre ressemble davantage à un long concerto pour violon qu'à une symphonie.

Après une Pavane manquant d'un brin de majestueux, voilà le moment du régal. De superbes harmonies, une savante alternance de moments enjoués, très symphoniques, et d'autres plus mélancoliques, hispanisants. Le charme opère tout au long, jusqu'au (bouquet) final, ce Rondo, moment sublime où la virtuosité du violoniste éclate devant nous. Fabuleux ! David Grimal nous enchante, nous transporte, nous élève vers des champs de grâce merveilleux.

Sur sa lancée, il nous délivre un rappel d'une émotion rare, le premier mouvement, intitulé L'Aurore de la Sonate N° 5 de Ysaye.

Conséquence de cette claque totale, je fus bien incapable de suivre quoique ce soit pendant la deuxième partie du concert. Navré Maurice, navré Claude - il me faudra absolument réécouter cette Iberia.

DK, le 5 février 2018

Merci à l'ensemble Les Dissonances.

[Concert] Piotr Anderszewki, Jonathan Nott, Orchestre de Paris @ Philharmonie de Paris

- 24 janvier 2018

Piotr Anderszewki, Jonathan Nott, Orchestre de Paris
Ludwig van Beethoven, Concerto pour piano N° 1 - Franz Schubert, Symphonie N° 9
Philharmonie de Paris

Un concert comme un bon vieux repas de famille. Dans le rôle du plat bien traditionnel - mettons, un pot-au-feu -, un concerto de Ludwig et la Grande symphonie de Schubert. Dans le rôle du cousin sympa mais un peu lourd... sympa, hein ?.. mais un peu lourd... l'Orchestre de Paris. Dans le rôle des "nouvelles têtes", trop discrets pour qu'on en sache bien plus à leur sujet en repartant, Piotr Anderszewski au piano et Jonathan Nott à la baguette. Dans le rôle du lieu qu'il est toujours bon de retrouver, la salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris. Soirée sympa, tu ressors content, m'enfin c'était pas non plus l'éclate, quoi.

Le concerto ? Interprétation de qualité, malgré de vraies carences en termes de grâce dans le toucher du pianiste - qui en est pourtant capable, comme son brillant bis (Leos Janacek, Sur un sentier recouvert - livre II) l'a prouvé. La symphonie ? Rythmée mais manquant cruellement d'énergie. Le souvenir de la superbe interprétation donnée par le Gewandhaus et le maestro Blomstedt il y a quelques semaines était encore trop vif dans ma mémoire pour que l'Orchestre de Paris ne souffre de la concurrence. Toujours un peu pareil avec ce dernier : plutôt convaincant dans les moments énergiques, beaucoup moins dans les moments plus calme, et au final bien du mal à maintenir une unité tout au long de l'oeuvre.

Pas la folie, c'est clair, mais une chouette soirée tout de même.

DK, le 30 janvier 2018